Shutdown aux États-Unis : une trêve signée par Trump, mais la bataille continue

Le président américain Donald Trump a signé une trêve de trois semaines concernant le shutdown qui paralyse l'administration fédéral depuis maintenant plus d’un mois. Cet accord va permettre à quelque 800 000 employés fédéraux de recevoir leur salaire dans les jours à venir. Dans le même temps, l’administration Trump continue de marteler son message concernant le mur à la frontière mexicaine, s’appuyant notamment sur des chiffres très contestés.
 

Coût de l’immigration illégale et nombres d’immigrants clandestins

Dans une récente déclaration, Donald Trump a indiqué que le nombre de personnes votant au Texas alors qu’ils ne sont pas citoyen américain, s'élève à 58 000. Un chiffre aussitôt mis en doute par le Parti démocrate. Dans d’autres de ces fameux tweets, le président américain a assuré que le coût de l’immigration illégale représente autour de 250 millions de dollars par an, mais également que depuis le début de l’année, ce coût se monte déjà à près de 19 millions et 603 331 392 dollars pour la seule journée de vendredi dernier. Bien entendu, ces détracteurs affirment que de tels chiffres sont grandement exagérés et qu’ils ne servent qu’à cautionner la nécessité de la construction du mur le long de la frontière mexicaine.

Interrogée sur la provenance de ces chiffres, la maison blanche n’a pas voulu faire de commentaire.
 

3 semaines pour sortir de la crise

La signature de l’accord temporaire n’offre qu’un délai de 3 semaines pour trouver une solution au plus long shutdown de l’histoire des États-Unis. Durant ce laps de temps, le congrès américain et l’administration Trump vont tenter de trouver un accord pour sortir de la crise.

Le président américain n’entend pas lâcher du terrain concernant le projet phare de sa campagne, à savoir la construction d’un mur le long de la frontière mexicaine censé endiguer le flux migratoire. Mesure pour laquelle il demande la somme de 5,7 millions de dollars aux congrès.
 

Les demandeurs d’asile vont devoir s’armer de patience

Une autre conséquence liée au shutdown de l’administration américaine concerne les demandeurs d’asile. Déjà surchargés avant la crise, les tribunaux chargés de statuer sur leurs cas font face à un arriéré de plus d’un mois, 86 000 audiences ont dû être annulées. Il est estimé que plus de 800 000 cas sont actuellement en attente.

Le blocage du président des États-Unis a eu pour effet de rallonger des procédures qui prennent souvent déjà des années pour être résolues. Les autorités américaines estiment qu’il faudra plusieurs années pour absorber le retard de ce dernier mois.

Ashley Tabaddor, présidente de l’association nationale des juges chargés de l’immigration, déclare : “Ce qui est clair, c’est que les cas prévus pour être jugés durant le shutdown seront vraisemblablement traités en dernier, quand une nouvelle date sera déterminée”.

La majorité des citoyens américains est farouchement opposée au shutdown, qu’elle considère comme une prise d’otages par le gouvernement. Si aucun accord n’est trouvé durant les 21 jours de trêve, les États-Unis vont devoir faire face à une nouvelle période de blocage qui plongerait le pays dans plus de désordre.

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